Galerie Tramway
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Charles Guérin (1875-1939) Portrait d’élégantes au Parc

Important tableau ovale peinture huile sur toile d'époque Art Déco par Charles François Prosper GUÉRIN (1875-1939) signé en bas à gauche de son monogramme, contresigné au dos, a noter une étiquette d'époque provenant de la *Galerie Druet située 20 rue Royale à Paris, étiquette de douane pour circuler aux US, numéroté 124 pour une exposition à Sao Paulo en 1913. Belle composition post impressionniste aux couleurs fauves figurant deux élégantes jeunes femmes dans un parc fleuri, cadre d'époque en bois doré. Dimensions: 1 m 08 de long X 52 cm de haut / a vue: 1 m 02 X 46 cm.



Charles Guérin peintre originaire de Bourgogne, il a travaillé à Paris sous la direction de Gustave moreau à l’école des beaux-arts et appartenait au courant postimpressionniste. Admiratif de Monet et Renoir son art passe pour révolutionnaire à l’époque en raison de sa liberté de palette en avance sur le fauvisme. Il est professeur à Paris à l’Académie de la Grande Chaumière et chef de l’atelier de peinture, la Grande Masse des beaux-arts, de 1937 à 1939 à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Il expose au Salon d’Automne dont il est l’un des fondateurs. Il illustrera de nombreuses oeuvres dont « Daphnis et Chloé » , « Manon Lescaut » et exécutera des décors et costumes pour le théâtre. Certaines de ses œuvres sont conservées au Petit Palais et au Musée d'Art Moderne ainsi qu'Aix en Provence, Caen, Epinal, Nîmes, Caen, Mayence, dans divers musées internationaux tels que Venise, Tokyo, Genève, Musée de l’Ermitage de Saint -Petersburg et Moscou, Helsinki, Munich.

Historique de la Galerie DRUET c'est en 1893 qu' Eugène Druet reprend le café de ses parents, place de l’Alma. Auguste Rodin, dont l’atelier est proche, vient un jour y déjeuner. C’est l’origine des relations de Druet avec Rodin. Druet, photographe amateur, montre ses travaux à Rodin qui lui demande de faire des clichés de ses œuvres. Eugène Druet commence alors avec l’artiste une collaboration qui se développe à partir de 1898.. Entre-temps, Druet ouvre à la fin de 1903 une galerie d’art, 114 rue du Faubourg Saint-Honoré, puis 20 rue Royale en septembre 1908, où il accueille les jeunes peintres de l’époque tout en développant l’édition photographique. Il est le premier marchand, après Berthe Weill, à se faire une spécialité des peintres de la génération de Matisse, Marquet, Manguin, Marval et Camoin. L'originalité de sa galerie réside dans l’organisation d’expositions de groupes d’artistes. Ceux qui y participent, et qui bénéficient également d’expositions particulières, ne constituent pas des écoles, mais sont réunis par l’amitié. Trois groupes se sont constitués avant la Grande guerre avec un mélange de peintres, de sculpteurs, de céramistes, de verriers, de ferronniers d’art, et même de décorateurs de théâtre. Druet vend des tableaux, mais aussi des bronzes, des émaux. Druet expose les œuvres des artistes Nabis que Rodin lui a recommandés et celles d’artistes appartenant au Post-Impressionnisme, au Divisionnisme, au Pointillisme et à l’Expressionnisme. La galerie présente les œuvres des plus grands sculpteurs contemporains et contribue à l’essor de la céramique moderne. Druet met à la disposition des artistes des services photographiques afin de diffuser les images de leurs œuvres dans le public. Les expositions deviennent plus nombreuses après le transfert de la galerie 20 rue Royale, les nouveaux locaux permettant en effet la tenue simultanée de plusieurs expositions. Si la galerie est surtout réservée aux artistes vivants, Druet expose également des œuvres de peintres disparus. Il organise en janvier 1908, en même temps que la galerie Bernheim, une exposition Van Gogh dont il passe pour avoir vendu beaucoup de tableaux, notamment L’hôpital Saint-Paul à Saint-Rémy de Provence et Paysage à Auvers. Druet avait certainement un talent exceptionnel de vendeur évoqué par Matisse, par l’écrivain André Salmon ou par André Gide qui rappelle dans son Journal la scène à laquelle il assiste, en 1909, entre Druet et le sculpteur Nadelman qui démontre que Druet se sent capable de convaincre un amateur même pour une sculpture inachevée. Il développe ses activités en Europe et même aux Etats-Unis. À la fin de 1906, Druet envoie une série de toiles de ses peintres en Allemagne pour une exposition qui a lieu à Munich, Francfort, Dresde, Karlsruhe et Stuttgart jusqu’en janvier 1907. En novembre, à Dresde, grâce au concours de la galerie Druet, la galerie Arnold expose Cross, Van Gogh, Matisse, Seurat, Signac, Van Rysselberghe. Au début de 1907, Druet envoie des œuvres de Marquet à Vienne et ensuite à Prague, et en 1911 fait de nouveaux envois à l’étranger. En 1913, a lieu à New-York la première exposition connue sous le nom d’Armory Show pour laquelle Eugène Druet prête de nombreux tableaux néo-impressionnistes (Henri-Edmond Cross, Paul Signac), des Fauves (Charles Camoin, Albert Marquet, Henri Manguin), des œuvres de décorateurs (Charles Guérin, Paul Laprade), et d’indépendants (Félix Vallotton, Georges Rouault). Les tableaux prêtés par Druet participent à la poursuite de cette exposition d’art moderne à Chicago et à Boston jusqu’en mai.Le contrat signé avec Émile-Othon Friesz en décembre 1907 luipermet de vivre. De même, après lui avoir acheté plusieurs œu-vres, Druet prend Félix Vallotton sous contrat parmi les artistesde son « premier groupe ». Les relations de Druet avec Maurice Denis et MatisseSi Rodin a guidé les premiers pas d’Eugène Druet dans le mondeartistique, c’est à Maurice Denis, chef spirituel des Nabis, qu’il esten grande partie redevable du succès de sa galerie. On a pu dire que la galerie Druet était la galerie Maurice Denis.Grâce à lui, Druet rencontre à Saint-Germain-en-Laye non seule-ment des peintres, mais de nombreuses personnalités du mondedu spectacle, de la musique, de la politique, de la finance et desLettres, particulièrement André Gide. Alfred Natanson, frèred’Alexandre et Thadée Natanson mécènes de La Revue Blanche,devient le directeur artistique de sa galerie. Maurice Denis restefidèle à la galerie après la mort de Druet, sa veuve Lucie (1869-1950) et sa fille unique Renée (1894-1983) maintenant des liensétroits avec la famille du peintre. Druet donne à Matisse une véritable chance en organisant auprintemps 1906 une rétrospective d’œuvres de sa production aveccinquante-huit œuvres. Les Stein en achètent plusieurs. Druet seconstitue un stock des dernières peintures de Matisse qu’il paie 2 000 francs. L’accord initial prévoyait le double. Le peintre pro-teste, mais Druet à cette date est impécunieux et Matisse n’exposera plus chez Druet. La confiance manifestée par Druet réveilleVollard qui, le même mois que Druet, acquiert un lot d’œuvres deMatisse. L’intérêt des marchands parisiens pour Matisse s’intensifie à partir de 1906


Category : ??
Style : Art Déco
Period : 20th century

Price : 2500
Shipping : 35 € for France, request a quote for other country



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